La Revue du Poney de Sport
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Etalon poney de l'année 2004
THUNDER DU BLIN
par Pauline Bernuchon, Ingrid Delaître et Maud Le Bel

 

Avec quatre de ses produits partants dans le Championnat de France Grand Prix en juillet dernier à Lamotte Beuvron... le petit étalon Connemara gris THUNDER DU BLIN s'impose à nos yeux comme l'étalon de l'année 2004. Beaucoup le connaissent au moins de nom, ont déjà admiré sa très bonne fille HOLY ISLAND ALUINN ou son agile fils étalon HORS PAIR... mais au fond que sait-on vraiment de cet étalon au parcours hors du commun ? Qui mieux qu' Elisabeth de Linarès pouvait nous renseigner... nous avons décidé de lui poser quelques questions à son sujet. Nous vous présenterons ensuite quelques uns de ses meilleurs produits.


Interview d'Elisabeth de Linarès

Bonjour,

Merci de vous prêter si gentiment au jeu de l'interview. La carrière du petit étalon Connemara THUNDER DU BLIN en saut d'obstacles poneys, puis au haras, a été une vraie réussite, réussite à laquelle vous êtes étroitement liée. Nous espérons qu'à travers ces quelques questions nous serons éclairés sur les coulisses d'un tel succès, bien mérité, pour ce joli gris.

PIM : Tout d'abord pouvez-vous nous raconter comment vous avez rencontré THUNDER ?

Elisabeth de Linares : Nous avons décidé, en 1989, de chercher un jeune poney pour en faire un performer de haut niveau et un reproducteur. Nous sommes allé voir plus d'une vingtaine de poneys, à partir du printemps. Une sélection difficile : le plus souvent, les poneys n'étaient pas manipulés, voire inapprochables à 3 ou 4 ans, non débourrés ; la présentation en liberté sur les barres n'étaient pas dans les moeurs... Six mois plus tard, nous n'avions toujours rien trouvé de convaincant. Une personne nous a alors informés de l'acquisition d'un lot de poneys par le centre équestre de la Pommeraie, sans pouvoir nous dire si aucun correspondait au profil que nous recherchions, entier, taille D, 3 ou 4 ans, si possible pré débourré. Visite à la Pommeraie en décembre, essai de THUNDER (entier, 4 ans, débourré), achat en janvier 90.

Octobre 1990 - THUNDER âgé de 5 ans sert de compagnon de jeu à Brieuc, le fils d'Elisabeth, alors âgé de 8 ans

PIM : En savez-vous d'avantage sur l'histoire de sa conception (choix d'un étalon pour sa mère, but du croisement) ?

EL : Le père de THUNDER, KING CUP RC (Né chez René Chagneaud qui fut président de l'AFPC) était l'étalon de l'élevage " du Blin ", élevage de Mr et Mme Madoré. THUNDER a été vendu dans un lot avec d'autres poneys lorsque Mr et Mme Madoré ont divorcé. Mme Madoré, plus connue sous le nom de Clémenceau aujourd'hui, a poursuivi l'élevage de son coté d'abord sous l'affixe du Sault, puis sous l'affixe du Blin qu'elle a repris, d'où IMPERIAL DU BLIN. Monsieur Madoré m'a confié plus tard, lorsque THUNDER a été approuvé en septembre 1990, avoir toujours eu un faible pour lui, trouvant qu'il sortait du lot lorsqu'il était poulain.
KING CUP RC a assez peu produit car il est mort prématurément du charbon.
En fait, l'histoire de la conception de THUNDER est toute simple. Il y a une vingtaine d'années, la notion d'étalon performer n'existait pas en poneys, ni l'objectif de produire pour le sport de façon délibérée. La plupart des gros éleveurs (c'est-à-dire ceux qui avaient plusieurs poulinières) possédaient un étalon qui vivait en liberté au milieu d'un harem de juments. C'était donc le cas chez les Madoré.

Barbizon 1990 - Premières sorties de THUNDER sous la selle de Carole Rouquet, ici en D2

PIM : Parlez nous de lui, de sa personnalité...

EL : Très sport par rapport au concept étalon de l'époque, surtout pour un Connemara, THUNDER est doté d'un caractère très courageux, endurant, débordant d'énergie et extrêmement volontaire. Du sang, tonique, naturellement en avant, il adorait sauter. Il possédait nombre des qualités que l'on recherche chez un compétiteur ; tempérament guerrier, bon passage de dos et bonne technique, moyens, respect, galop ample et rond... Il manquait, toutefois, un peu de réflexe devant et a du apprendre à se reculer des droits et à ne pas courir dans la barre. Bien que critiqué en tant qu'étalon du fait de son modèle " léger et réduit ", il était très expressif et montrait un certain cachet mâle. Très respectueux de l'homme, il était à son écoute ce qui le rendait agréable à fréquenter et à travailler. En conclusion : bon élève, réceptif, généreux, gentil et facile pour un entier.

Le Touquet 1990 - Premiers Championnats de France pour Carole et THUNDER

PIM : Quels ont été ses débuts en compétition ?

EL : Ayant été débourré en fin d'année de 4 ans, au poney-club de la Pommeraie, THUNDER a débuté sa carrière à 5 ans en D2 sous la selle de Carole Rouquet (qui fut, un temps, la cavalière de PELICAN DE SOLIERES, avant son acquisition par la famille Marlet). Qualifié pour le Championnat de France, il finira 53ème sur plus de 250 partants. L'année suivante, il participe au Championnat de France D1, toujours avec Carole Rouquet et devra abandonner sur blessure (sans gravité, mais qui l'avait rendu boiteux pendant 48 heures). THUNDER est essayé par Caroline sur le site, et intègre les écuries de Jean-Marc Nicolas fin juillet.

Le Touquet 1991 - Championnats de France D1 CSO pour Carole et THUNDER

PIM : À quel moment avez-vous senti que vous aviez à faire à un vrai crack ?

EL : Dans la mesure où nous l'avons choisi avec pour objectif avoué, dès le départ, de tenter de l'amener jusqu'au Championnat d'Europe en saut d'obstacles, j'ai toujours été convaincue de son potentiel. La difficulté pour un propriétaire réside plutôt dans la gestion de la carrière. Le choix d'un cavalier et d'un encadrement pour débuter un poney peut être amener à être remis en cause. A partir d'un certain niveau, les difficultés techniques rencontrées en concours nécessitent une compétence professionnelle plus pointue. Il convient donc de rencontrer les bonnes personnes au bon moment.

THUNDER et Caroline Nicolas au CSIP de Diest en 1992

PIM : Ne pensez-vous pas que THUNDER a été très (trop) médiatisé lorsqu'il a débuté sous la selle de Caroline Nicolas ? Cela a-t-il selon vous favorisé sa côte auprès du public ?

EL : La presse commençait tout juste à s'intéresser de plus près au haut niveau lorsque THUNDER est passé sous la selle de Caroline Nicolas, fille d'un cavalier international reconnu et en vue. Caroline était déjà remarquée sur les terrains où elle s'illustrait particulièrement bien en C1 avec MONDESIR A, alors qu'elle avait une dizaine d'années seulement. La formation du couple THUNDER / Caroline a donc fait un peu événement dans le milieu. Cet ensemble de facteurs ont fait de THUNDER l'un des premiers poneys à être médiatisé. Cela a, sans aucun doute, contribué à le faire connaître d'un large public et à en faire une vedette. Aujourd'hui, la médiatisation d'un poney est devenue beaucoup plus banale. Le " star système " est entré dans les moeurs.

Caroline et THUNDER victorieux dans CSIP de Diest en 1992 : 2ème international du couple, seul sans faute. Le concours réunissait pourtant cette année là un très gros plateau (les meilleurs européens du moment), il était choisi également par l'entraîneur Belge pour établir sa sélection en vue des Championnats d'Europe.

Victoire d'un outsider inconnu, donc !

PIM : Quels ont été ses principales performances ?

EL : Thunder s'est classé (plus ou moins bien, entre la 1ère place et la 8ème place) dans tous les Grand Prix nationaux auxquels il a participé avec Caroline Nicolas. Auparavant, avec Carole Rouquet, il a remporté le premier Grand Prix auquel il prit part, celui de Marolles en Brie, battant toutes les stars de l'époque. Un résultat, à vrai dire, inattendu. Principales performances nationales : 1er à Marolles en Brie (91), 1er à Bourges (92), 4ème du Championnat de France Grand Prix (92)...
Avec Caroline, il s'est également classé dans tous les Grand Prix internationaux qu'ils ont fait, sauf celui de Diest (Belgique en 1993, 4 points) : 10ème et dernier du barrage à Loncin (Belgique) en janvier 92, 1e à Diest (Belgique) en avril 92, 14ème du Grand Prix individuel au Championnat d'Europe en Août 1992 (Suède), 8ème à Donaueschingen (Allemagne) en septembre 92...THUNDER n'avait alors que sept ans ; il est certain que d'être monté par la fille d'un cavalier professionnel a un peu bousculé les choses !

THUNDER et Caroline, la concentration au paddock

PIM : Comment et pourquoi a-t-il arrêté la compétition ?

EL : En 2ème place à l'issue de la chasse du Championnat de France Grand Prix en 1993 qui se déroulait à Maisons-Laffitte, il ne prendra pas le départ de l'épreuve suivante. Entre temps, Caroline s'était cassée la jambe en sautant (à pieds) par-dessus le portail de la maison de son oncle, Jean de Balanda, qui demeurait à proximité du terrain. Un mal pour un bien, car le poney avait contracté une leptospirose, très récemment soignée. Il fut envoyé chez Michel Pélissier, ami de la famille, pour se refaire une santé. Il y resta pour assurer la saison de monte suivante durant laquelle il honora une quarantaine de juments en monte naturelle, ce qui était un très bon score pour un étalon privé.

THUNDER et Caroline dans le CSIP de Donaueshingen (GER ) en 1992

PIM : Vendre THUNDER aux Haras Nationaux, à l'époque, a été une réelle opportunité de lancer sa carrière d'étalon. Imaginiez-vous un tel succès par la suite ?

EL : La vente du poney n'était pas à l'ordre du jour lorsque les Haras Nationaux m'ont démarchée pour en faire l'acquisition. N'étant pas étalonnier et n'ayant pas l'intention de le devenir, j'ai effectivement trouvé l'opportunité idéale pour que THUNDER fasse une véritable carrière d'étalon. L'achat d'un étalon performer par les Haras Nationaux était une première qui fit couler beaucoup d'encre. Il fut plébiscité par les éleveurs et devait, donc, correspondre à une attente de leur part.
Il est toujours difficile de savoir quelle sera la qualité d'un géniteur tant que sa production n'est pas suffisamment nombreuse, ni suffisamment âgée. C'est pourquoi, il convient, à mon sens, de rester réservé dans les jugements que l'on peut porter sur un jeune étalon. Il faut un peu de temps pour se faire une idée fondée de sa production, qualités, défauts, type de juments lui correspondant, etc.

 

 

PIM : Beaucoup critiqué, il est aujourd'hui reconnu comme le meilleur père de poneys de sport en France, quelle est votre opinion à ce sujet ?

EL : La démarche que nous avons faite avec THUNDER, liée au développement de la compétition de haut niveau, a, en partie, initiée le changement des mentalités qui s'amorçait et l'évolution de l'élevage du poney en France. S'il s'est trouvé à l'aube de cette évolution, je pense que bien d'autres le rejoindront progressivement dans les années à venir. Il a pour l'heure l'avantage d'avoir été le premier étalon performer à avoir été largement utilisé, en bénéficiant de " l'effet HN ". En attendant, il semble transmette assez régulièrement son mental de compétiteur. Ses produits sont souvent " très concours " et plaident donc en sa faveur.

THUNDER DU BLIN au Haras National des Bréviaires en 1998

PIM : Pour finir, pouvez-vous nous parlez de vous, de votre élevage ? La récente victoire d'un produit d'Haryns au Sologn'Pony (NAJISCO D'HARYNS ndlr) vous conforte-t-elle dans vos objectifs d'éleveur ? Comment voyez-vous l'avenir en tant qu'éleveur de poneys de sport ?

EL : Lorsque mon fils est passé à cheval à 13 ans, il fut hors de question de vendre ses deux ponettes (de taille C). Elles ont donc été mises à la reproduction, l'objectif de l'élevage étant orienté vers le sport. L'une de souche C, sur plusieurs générations, a été croisée essentiellement avec des chevaux pour produire du poney D (les poneys C ne trouvant pas de marché) d'où GALIENNY, étalon, vice Champion de France D1 élite ; HENNY JOE, vice Champion des 6 ans et 4ème du Championnat D1. Deux de ses filles ont été conservées comme poulinières, une OLISCO et une QUICK STAR. Elles ont été mises à la reproduction à 3 ans et ne sont pas sorties. Je considère qu'exploiter des juments destinées à la reproduction est une aberration économique. C'est aux frères et soeurs ou produits vendus pour le sport de valoriser la souche. D'autre part, la mise à la reproduction des jeunes juments (pour peu qu'elles soient faites en mères) permet de faire progresser la génétique plus rapidement.

Aujourd'hui l'élevage compte cinq à six poulinières poneys et une Selle Français.
Le travail de l'éleveur s'établie sur le long terme. Il se doit de construire des souches en se montrant sélectif et rigoureux, en gardant beaucoup de recul et le plus d'objectivité possible sur la production. Son rôle, à mon sens, est également de sélectionner les produits qu'il juge les meilleurs pour être présentés en concours d'élevage. En conséquence, des résultats et, a fortiori, une victoire sont toujours une satisfaction et une sentence rassurante.
L'élevage du poney de sport évolue. La qualité moyenne s'est améliorée. Cependant, je pense, qu'il sera confronté à un problème majeur à l'avenir, si la sélection d'étalons de petite taille n'est pas davantage prise en compte. Dans un contexte où le poney C ne trouve pas de marché, les associations devraient peut-être prendre des mesures pour inciter les éleveurs détenteurs d'entiers de taille C à présenter les meilleurs d'entre eux en commission. Il me semble que toutes les associations de race et les Haras Nationaux ont des responsabilités qui leur incombent dans ce domaine.

PIM : Avez-vous encore des produits de THUNDER dans votre élevage ? Comment sont-ils en général ?

EL : J'ai régulièrement mis des juments à THUNDER, bien que les juments bases de l'élevage ne lui correspondaient pas franchement. Ceci dit, URSULE DU THENNEY, Connemara de la souche PASSPORT, très bonne sauteuse, ancienne ponette de concours de mon fils, a eu quatre produits de THUNDER dont une pouliche (petite D), très bien indicée à 4 ans ; un mâle de taille C, très doué, qui sautait spontanément le bac à eau poulain, doté de gros moyens, 16ème du Championnat C1 élite cette année, qui est à vendre, je crois ; un autre (1,34 m), très bon sauteur également, vendu pour l'attelage à la famille Thiriez. J'ai malheureusement perdue la première fille de IOLISCA (OLISCO), soeur de NAJISCO, destinée à l'élevage et morte accidentellement chez un éleveur auquel je l'avais prêtée. IOLISCA est à nouveau pleine de THUNDER, dans l'espoir d'avoir une pouliche au printemps. J'ai actuellement un foal, issu de NATASJA, welsh K hollandaise titulaire de performances à haut niveau, qui semble très prometteur. Il est possible que je lui adresse la QUICK STAR, la prochaine saison. Les poulains que j'ai eus de THUNDER accusaient tous du sang et montraient un caractère volontaire. Les femelles m'ont paru plus tardives que les mâles qui semblent dans l'ensemble plutôt doués. Leur locomotion, au trot, manque souvent d'amplitude mais ils héritent d'un très bon galop et de beaucoup d'équilibre. Ils ne sont pas particulièrement difficiles à éduquer, même s'ils sont parfois joueurs et un peu méfiants vis-à-vis de l'homme.

THUNDER DU BLIN au Haras National de Cluny, un vrai seigneur de 19 ans

PIM : Toute l'équipe de la PIM Team vous remercie encore de vous être prêtée au petit jeu des questions / réponses. Nous vous souhaitons beaucoup de réussite dans votre élevage, ainsi qu'à THUNDER nouvellement arrivé au Haras National de Saint Lô.


La production de THUNDER au plus haut niveau:

HOLY ISLAND ALUINN

HOLY ISLAND ALUINN : Connemara - femelle - bai - née en 1995
Origines : par THUNDER DU BLIN et ORCHID ALUINN par GRANGE FINN SPARROW

 

Sans doute sa fille la plus connue, HOLY ISLAND ALUINN incarne parfaitement le type de poney de sport que produit THUNDER. ORCHID, sa mère, est également celle de la Championne de France D1 Elite BALLINA ALUINN.

La belle HOLY est née chez Sophie Bolze qui a d'ailleurs fait de nombreuses fois confiance en cet étalon en lui mettant plusieurs de ses bonnes poulinières.

Sa carrière dans le haut niveau poney est sans nul doute due à la rencontre avec son ancienne cavalière Camille Thomas. Toutes deux démarrèrent en D2 et récoltèrent en 2001 une 7ème place aux Championnats de France. L'année suivante, le couple est qualifié en D1 et commence en fin de saison les Grands Prix ; il se fait de suite remarquer en décrochant la 3ème et les 10èmes places respectivement à Fontainebleau, Barbizon et au Touquet.

HOLY ISLAND ALUINN eu CSIP du Touquet en mai 2004

L'année 2003 est à marquer d'une pierre blanche. En effet, HOLY est classée régulièrement en Grands Prix Nationaux, se place 6ème et 9ème au CSIP de Corminboeuf, 7ème et 10ème au CSIP de Fontainebleau mais surtout remporte largement le Championnat de France Grand Prix.
Très en vue par Marcel Delestre pour la nouvelle saison 2004, ce dernier sélectionne le couple pour représenter la France dans divers concours internationaux ; fin 2003 HOLY empoche une victoire dans une épreuve du CSIP de Bois le Roi, se classe 7ème du Grand Prix du CSIP de Corminboeuf, 2ème d'une épreuve du CSIP de Fontainebleau et surtout arrache une belle 4ème place dans le gros Grand Prix international de Reims à l'issu d'un barrage à rebondissements. HOLY et Camille sont présélectionnées pour les Championnats d'Europe… Arrive ensuite le Championnat de France Grand Prix Elite où le couple se qualifie pour la grosse finale. Pour leur première participation à un tel rendez-vous, elles commettent quelques erreurs qui les éloignent des places d'honneur, HOLY et Camille terminent ensemble leur brillante saison à la 12ème place.

Confiée depuis peu à Marie Soline Montaz, HOLY continue son petit bout de chemin dans les grosses épreuves et a déjà glané une 2ème place dans le petit Grand Prix de Laval, une sélection pour le CSIP de Bois le Roi ainsi qu'une 6ème place dans le Grand Prix indoor d'Ozoir la Ferrière.

 

HORS PAIR

HORS PAIR au CSIP de Fontainebleau en avril 2004

HORS PAIR : Poney Français de Selle - étalon - bai - né en 1995
Origines : par THUNDER DU BLIN et JESSICA (pfs) par LUREX (arabe)

 

HORS PAIR, petit étalon de taille D, est issu d'un mariage entre THUNDER et une ponette JESSICA, qui est aussi la mère de GOLDEN DU PRESSOIR deux fois médaillée de bronze aux Championnats de France Grand Prix CSO. HORS PAIR a hérité du sang arabe de son grand père ce qui le différencie des autres produits de THUNDER de part son modèle très léger.

HORS PAIR s'est tout d'abord illustré en cycles classiques avec la talentueuse Caroline Nicolas qui avait déjà emmené au plus haut niveau son père. Ils ont ensemble triomphé à la finale de Fontainebleau en remportant le titre des 6 ans.

Afin de le valoriser en épreuves Ponam, le petit étalon fut confié à Elliot Hoffet. Après plusieurs classements en D1, le couple est vice Champion de France dans cette catégorie en 2002. Le poney est alors confié à un autre cavalier, qui a notamment effectué une saison de Grand Prix, Aymeric Azzolino. Tout deux figurèrent honorablement dans les internationaux de Fontainebleau, de Diest et surtout du Touquet où ils raflèrent deux premières places. Après leur victoire dans la petit Grand Prix du Mans, ils obtiendront un bon classement au Championnat de France D1 Elite 2003 ainsi qu'un IPO de 162. HORS PAIR s'octroie aussi la seconde place dans le master des étalons à Saint Lô et est sacré Champion de France des étalons de 7 ans et plus à Lamotte Beuvron. Leur palmarès durant la saison 2003 / 2004 est le suivant : 3ème des Grands Prix de Cluny et de Barbizon, 2ème du petit Grand Prix des Pieux, 9ème à Saint Aubin sur Gaillon, 9ème d'une épreuve internationale à Fontainebleau, gagnant du Grand Prix de Compiègne, 7ème et 8ème des Grands Prix du Mans et 14ème du Championnat de France Grand Prix Elite.

Le couple continue sur sa lancée puisqu'il s'est classé 9ème et second des Grands Prix de Saint Lô et d'Ozoir la Ferrière.

 

JOYAU D'ARGENT

JOYAU D'ARGENT : Connemara - hongre - gris - né en 1997
Origines : par THUNDER DU BLIN et TUYA II par IDENOIR

JOYAU D'ARGENT met à l'honneur une nouvelle fois l'excellent connemara THUNDER DU BLIN, père de plusieurs poneys concourrant en Grand Prix mais aussi un autre célèbre étalon, son grand père IDENOIR.

Avec la complicité de sa toute jeune cavalière Sandy Castel Escoffier, JOYAU D'ARGENT débute en 2002 par des D2 et D1 CSO puis sera rapidement mis sur des tours de petits Grands Prix et internationaux.

Pour sa première année à ce niveau, JOYAU s'est montré époustouflant. Il s'est d'abord fait remarquer au CSIP de Bois le Roi en fin d'année 2003 en s'octroyant la 4ème place du Grand Prix.

L'année 2004, commença sur les chapeaux de roues avec une victoire dans le petit Grand Prix de Jablines mais surtout dans le Grand Prix du CSIP de Corminboeuf en Suisse. Plus les compétitions passèrent et plus le couple était conquérant : 3ème du Grand Prix de Saint Aubin sur Gaillon, gagnant d'une épreuve au CSIP de Fontainebleau, 3ème de l'épreuve par équipe du CSIP du Touquet, gagnant de l'épreuve par équipe du CSIP de Courlans et victorieux de plusieurs D1. Le couple a fait sensation au Championnat de France Grand Prix Elite. Sandy a monté avec " la gagne " et son Connemara a répondu à toutes ses sollicitations ; ils obtiendront une méritoire 6ème place.

JOYAU D'ARGENT eu CSIP de Bois le Roi en décembre 2004

 

JOUSSELIN

JOUSSELIN aux Championnats de France Grand Prix Elite en juillet 2004

JOUSSELIN : Connemara - étalon - gris - né en 1997
Origines : par THUNDER DU BLIN et QUINTETTE III par I DES CARTES

JOUSSELIN est un autre fils étalon de THUNDER DU BLIN, c'est aussi le frère utérin d'un autre poney de Grand Prix, FUNAMBULE II. Sa mère QUINTETTE III est par le bon I DES CARTES, père de plusieurs poneys de Grand Prix dont le célèbre EVEREST DU CANON.

Le puissant gris s'est classé plusieurs fois en D2 et D1 avant d'entamer la saison 2002 / 2003 sérieusement en D1. Avec la complicité de sa cavalière, Pauline Vallot, il s'est vraiment fait remarquer à Lamotte Beuvron lors des Championnats de France D1 élite où il termine 14ème. Ce fut ensuite le début en internationaux avec des bonnes performances notamment à Saint Lô, Auvers et Bois le Roi. Les progrès étant constants, le poney est engagé en petits Grands Prix. JOUSSELIN gagne celui du Mans et du Touquet, se classe 2ème à Bois Guillaume et à Compiègne, 8ème au Mans et réalise une belle performance au championnat de France Grand Prix en arrachant la 4ème place. Le début de saison 2004 / 2005 commence bien puisque le couple est 10ème à Barbizon et 3ème au Touquet.

 

MAIS AUSSI...

THUNDER DU BLIN voit également d'autres de ses descendants pointer leurs nez dans ce type d'épreuve comme par exemple ISTANBUL ROSE (8ème Championnat de France D1 Elite en 2004), JAGUAR DE L'ALLOEU (CSIP à l'étranger), KLIFF DE VAUPER (début en Grand Prix saison 2004 / 2005), JAZZ DE VAUPER et JOLY STRUCK (classés en D1) ou encore le petit KEENAGH ALUINN qui débutera le circuit Grand Prix en février après une très belle saison en catégorie C.

 

 

KEENAGH ALUINN

KILINA ALUINN à la finale des 4 ans à Fontainebleau en 2002

N'oublions pas non plus d'autres jeunes recrues prometteuses... telles que ICA BELLA D'HARYNS 'IPO 141 en 2004) née chez Elisabeth de Linarès, MEALOW DE LA BELLE, un fils étalon de THUNDER qui s'annonce exceptionnel, la petite KILINA ALUINN, propre soeur de HOLY ISLAND ALUINN, de taille C, et Championne des 4 ans à Fontainebleau en 2002, ainsi que FRANKALL DE SYBE, grand gagnant en C1 Ponam, IPO 152 en 1997, LEVIS DE LA FOSSE, encore un autre autre fils étalon et LOVER DE VAUPER mâle ayant obtenu le bon indice IPO 155 en 2004.

 

 

 


Sa récente arrivée au Haras National de Saint Lô pourrait bien être encore un tournant dans la carrière d'étalon de THUNDER DU BLIN... peut-être signera-t-elle son avènement en tant de chef de race ? En attendant THUNDER peut se targeur d'être le meilleur père de poneys de CSO en France... et d'avoir honoré non moins de 91 juments cette saison. L'histoire de THUNDER ne s'arrêtera donc pas de si tôt.